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	<title>Appel de Strasbourg</title>
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	<description>La Coordination de l'Appel de Strasbourg pour une Paix Juste au Proche-Orient regroupe 800 organisations de 22 pays d'Europe et publie au quotidien des informations d'int&#233;r&#234;t g&#233;ostrat&#233;gique concernant le Proche et Moyen-Orient et le Machrek.</description>
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		<title>Appel de Strasbourg</title>
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		<title> Merci monsieur George W. Bush !</title>
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&lt;a href="http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;- Soci&#233;t&#233;s Civiles &#224; Parlement Europ&#233;en&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un incendie qui n'est pas pr&#234;t de s'&#233;teindre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Strasbourg, le 19 juillet 2017&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant d'envahir l'Irak, George W. Bush consulta certains dirigeants du Proche et Moyen-Orient dont le roi de Jordanie. Ce dernier pr&#233;dit que le renversement du pouvoir irakien ouvrirait la &#171; boite de Pandore &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ivre de la &#171; pouss&#233;e vers l'Est &#187; de l'OTAN et de la diffusion de l'influence occidentale dans l'ancien pr&#233;-carr&#233; russe (facilit&#233;e par l'effondrement du mur de Berlin et de l'Union sovi&#233;tique), George W. Bush n'&#233;coutait que les &#171; n&#233;oconservateurs &#187; press&#233;s d'imposer les &#171; valeurs occidentales &#187; par la force, en proc&#233;dant &#224; la &#171; nation building &#187; - reconstruire une nouvelle nation &#224; l'image am&#233;ricaine - non seulement en Europe de l'Est, mais surtout au Proche et Moyen-Orient. Enhardi, il proposa m&#234;me de cr&#233;er un &#171; Grand Moyen-Orient &#187; am&#233;ricain, s'&#233;tendant des fronti&#232;res chinoises &#224; l'Atlantique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lesdits &#171; n&#233;oconservateurs &#187; &#233;voquaient la &#171; nation building &#187; qui fut appliqu&#233;e &#224; l'Allemagne et au Japon sortis vaincus et exsangues de la seconde guerre mondiale. Evocation qui voulait sugg&#233;rer un avenir prometteur aux Irakiens redoutant l'invasion de leur pays par la plus puissante arm&#233;e du monde dont on sait que le &#171; passage &#187; dans un pays (le Vietnam par exemple) est synonyme de destruction massive et de massacre de civils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le parapluie sovi&#233;tique n'existait plus et des pays comme l'Irak, la Syrie, la Libye paraissaient des proies faciles &#224; &#171; avaler &#187;. L'administration Bush souhaitait ainsi compl&#233;ter la reconqu&#234;te am&#233;ricaine de l'ancien espace sovi&#233;tique. Les chefs militaires promettaient aux soldats qu'ils seraient accueillis comme des &#171; sauveurs &#187; par les Irakiens pers&#233;cut&#233;s par le r&#233;gime de Saddam Hussein. Sur le papier, tout paraissait &#224; port&#233;e de main. Seulement sur le papier ! Car le Moyen-Orient n'est pas l'Europe Orientale et l'Irak n'est pas l'ex-Yougoslavie (re)balkanis&#233;e, d&#233;coup&#233;e en de multiples &#171; pays &#187; ethno-confessionnels !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Etats-Unis exportent le chaos au Moyen-Orient&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'agression am&#233;ricaine s'appuie toujours sur le &#171; chaos constructif &#187; : cr&#233;er le chaos pour imposer ses desseins g&#233;opolitiques. Ce fut le cas en l'Irak, en Syrie, au Liban et en Libye o&#249; les pouvoirs centraux, repr&#233;sent&#233;s aux Nations unies, furent attaqu&#233;s, soit par des arm&#233;es occidentales, soit par des mercenaires venus d'ailleurs, mais b&#233;n&#233;ficiant du soutien financier et militaire des pays occidentaux et de leurs alli&#233;s r&#233;gionaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux facteurs ont fait &#233;chouer les projets n&#233;oconservateurs. Le premier, c'est le fort sentiment anticolonialiste des peuples et nations du Proche et Moyen-Orient qui se manifeste &#233;galement sous forme de sentiment anti occidental, en particulier anti am&#233;ricano-britannique. En effet, le peuple irakien, soutenu par les peuples et nations &#233;pris de paix du monde, opposa une forte r&#233;sistance &#224; l'agression am&#233;ricano-britannique. Plus de 5000 militaires am&#233;ricains y ont laiss&#233; leur vie sans parler des dizaines de milliers de bless&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le deuxi&#232;me facteur est la pr&#233;sence de l'Iran dans la r&#233;gion qui s'est engouffr&#233; dans la br&#232;che &#171; chaotique &#187; ouverte par l'administration Bush, en avan&#231;ant m&#233;thodiquement ses pions au point d'arriver &#224; partager le pouvoir en Irak avec les Etats-Unis. Ce n'est pas tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le chaos au Liban, en Syrie et en Libye&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s l'Irak, les Etats-Unis ont tent&#233; d'exporter le chaos au Liban par l'arm&#233;e isra&#233;lienne interpos&#233;e. La d&#233;faite cinglante de l'arm&#233;e isra&#233;lienne au Sud Liban en 2006 poussa les alli&#233;s occidentaux de la r&#233;gion &#224; encourager une guerre de religion au Liban pendant la guerre de Syrie dans laquelle s'investirent activement l'Arabie saoudite, la Turquie et la Qatar. Selon France 24 de mai 2012 &#171; A Tripoli, dans le nord-ouest du pays, des affrontements confessionnels entre partisans et d&#233;tracteurs du r&#233;gime de Damas ont plong&#233; la ville dans un chaos total pendant plus de trois jours. Les violences ont &#233;clat&#233; samedi soir apr&#232;s l'arrestation de Chadi Mawlawi, un salafistes, une branche extr&#233;miste du sunnisme, &#226;g&#233; de 27 ans et soup&#231;onn&#233; d'&#234;tre un &#171; terroriste &#187; par les autorit&#233;s libanaises. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La vigilance de la classe politique libanaise, de la population vaccin&#233;e contre le chaos, de l'arm&#233;e libanaise et du Hezbollah a fait &#233;chouer le conflit confessionnel qui a quand m&#234;me fait plusieurs victimes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2011, la r&#233;volte justifi&#233;e du peuple syrien donna l'occasion aux occidentaux et &#224; leurs alli&#233;s locaux d'intervenir massivement en Syrie, par djihadistes interpos&#233;s, arrivant en Syrie via la Turquie, elle-m&#234;me servant de base arri&#232;re. Ils ont r&#233;ussi &#224; fragmenter la Syrie, &#224; y semer un chaos indescriptible. Le soutien apport&#233; par l'Iran, le Hezbollah libanais et l'aviation russe aux forces arm&#233;es syriennes a emp&#234;ch&#233; la chute du r&#233;gime syrien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Force est de constater que depuis 1980, la provocation du chaos au Moyen-Orient se solde par le renforcement de l'Iran, par l'extension de sa zone d'influence, de sa &#171; profondeur strat&#233;gique &#187;, de ses multiples milices et, r&#233;cemment, par celui de la Russie qui engage ses forces a&#233;riennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Accul&#233; par l'activisme iranien dans la r&#233;gion, Rex Tillerson, ministre am&#233;ricain des Affaires &#233;trang&#232;res, propose de changer pacifiquement le r&#233;gime de la r&#233;publique islamique. Le chaos est grav&#233; dans le g&#232;ne de la diplomatie am&#233;ricaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite au &#171; Printemps arabe &#187; en 2011, une r&#233;volte &#233;clata en Libye donnant l'occasion &#224; la France (op&#233;ration Harmattan) et &#224; la Grande Bretagne (op&#233;ration Ellamy) de renverser le r&#233;gime du colonel Kadhafi. Le Canada, la Norv&#232;ge, le Danemark, la Gr&#232;ce, la Belgique, les Etats-Unis, la Pologne et le Qatar annonc&#232;rent officiellement qu'ils participeront aux c&#244;t&#233;s de la France et de la Grande Bretagne. La guerre se poursuit actuellement en Libye dans la confusion totale. Les djihadistes en profitent pour s'implanter dans un grand pays, en proie au chaos interminable et divis&#233; en plusieurs fiefs, dirig&#233;s par diff&#233;rentes milices et arm&#233;es soutenues par des puissances militaires occidentales et la Russie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la conqu&#234;te de l'Irak, George W. Bush annon&#231;a que maintenant &#171; le monde est plus s&#251;r &#187;. Or, depuis la chute du r&#233;gime de Saddam Hussein, les djihadistes anti occidentaux gagnent du terrain partout dans le monde au point de menacer la Pax americana du Proche et Moyen-Orient jusqu'aux Philippines, r&#233;pondant ainsi au chaos am&#233;ricain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme nous l'avons &#233;crit dans l'analyse 6 (2017) : &#171; Al-Qaida, qui ne comptait que 400 membres &#224; la veille des attaques de New York et de Washington, est aujourd'hui forte de plusieurs dizaines de milliers de membres, de millions de supporteurs et de sympathisants, pour ne s'en tenir qu'&#224; l'organisation fond&#233;e par Oussama Ben Laden. &#187; En Afghanistan &#171; les talibans contr&#244;lent plus de 40% du territoire et 35% de la population et leur emprise ne cesse de se renforcer &#187; (Jacques Follorou-Le Monde du 5 juillet 2017). Merci qui ? Merci monsieur George W. Bush et ses &#171; n&#233;oconservateurs &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faut-il rappeler que les djihadistes obscurantistes n'ont aucune chance de r&#233;ussir, &#224; moins qu'ils modifient radicalement leur comportement r&#233;trograde et s'adaptent &#224; la modernit&#233;. &#171; D&#233;sormais, les talibans entendent montrer qu'ils administrent des pans entiers du territoire comme un v&#233;ritable &#201;tat (&#8230;) il n'y a plus d'interdits visant la t&#233;l&#233;vision, les t&#233;l&#233;phones ou les cigarettes et les filles peuvent, disent-ils, aller &#224; l'&#233;cole. &#187; (Jacques Follorou-Le Monde du 5 juillet 2017). Il faut un d&#233;but &#224; tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Force est de constater que les &#201;tats Occidentaux en g&#233;n&#233;ral et l'&#201;tat nord-am&#233;ricain en particulier ne connaissent pas tr&#232;s bien le Moyen-Orient et les aspirations anti colonialistes des peuples et nations asiatiques. Selon un adage bien connu &#171; celui qui ne connait pas l'histoire est condamn&#233; &#224; la revivre &#187; (Karl Marx).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; cpjmo@yahoo.fr&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;http://geopolitiquedumoyen-orient.blogspot.com/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://geopolitiquedumoyen-orient.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La torture des enfants palestiniens par Isra&#235;l est &#171; institutionnelle </title>
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		<description>&lt;p&gt;Sans commentaires, juste de l'information (ndlr)&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par Ben White,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ben white est un journaliste ind&#233;pendant, &#233;crivain et militant, sp&#233;cialis&#233; dans les questions sur Palestine/Isra&#235;l.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On rapporte, parmi les techniques de torture, les gifles sur la t&#234;te, l'accroupissement mains li&#233;es contre un mur pendant de longues p&#233;riodes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un r&#233;cent article publi&#233; par le journal isra&#233;lien Haaretz a confirm&#233; jusqu'o&#249; les interrogateurs du Shin Bet soumettent leurs prisonniers &#224; la torture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les techniques utilis&#233;es, on trouve les gifles sur la t&#234;te &#171; pour atteindre les organes sensibles comme le nez, les oreilles, l'arcade sourcili&#232;re et les l&#232;vres &#187;, l'obligation pour un individu menott&#233; de s'accroupir contre un mur pendant de longues p&#233;riodes et la mise du suspect le dos en extension arri&#232;re sur une chaise, bras et jambes attach&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cits des interrogateurs se font l'&#233;cho de ce que les associations palestiniennes et isra&#233;liennes des droits de l'Homme racontent depuis longtemps. L'ONG Addameer pour les droits des Prisonniers a dit que ces pratiques &#171; sont connues pour &#234;tre couramment et syst&#233;matiquement utilis&#233;es contre les d&#233;tenus palestiniens &#187;. Parmi les autres m&#233;thodes de torture utilis&#233;es contre les Palestiniens, on trouve la privation de sommeil et les menaces contre des membres de la famille, a dit un porte-parole d'Addameer &#224; Al Jazeera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rachel Stroumsa, directrice g&#233;n&#233;rale du Comit&#233; Public Contre la Torture en Isra&#235;l (CPCTI), a dit que son ONG avait connaissance de centaines de plaintes et d'accusations allant dans ce sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus des interrogatoires utilis&#233;s pour obtenir des informations sur des actions &#224; venir, &#171; notre exp&#233;rience nous montre que la torture est &#233;galement utilis&#233;e pour obtenir des confessions d'actes pass&#233;s &#187;, a dit Stroumsa &#224; Al Jazeera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son rapport annuel de l'an dernier, Amnesty International a d&#233;couvert que les forces isra&#233;liennes et le personnel du Shin Bet avaient &#171; tortur&#233; et autrement maltrait&#233; des d&#233;tenus palestiniens, dont des enfants, particuli&#232;rement au cours des arrestations et des interrogatoires &#187;, avec des techniques qui comprennent &#171; coups de b&#226;ton, gifles, &#233;tranglements, entrave prolong&#233;e, positions stressantes, privation de sommeil et menaces &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un repr&#233;sentant de D&#233;fense des Enfants International &#8211; Palestine a dit &#224; Al Jazeera que l'enqu&#234;te de l'association a montr&#233; que les deux tiers des enfants palestiniens d&#233;tenus en Cisjordanie occup&#233;e par les forces isra&#233;liennes avaient subi des violences physiques apr&#232;s leur arrestation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les interrogateurs utilisent l'abus de leur position, des menaces et l'isolement pour obtenir de certains enfants des aveux forc&#233;s, et les juges des tribunaux militaires isra&#233;liens excluent rarement ces aveux. &#187; Ayed Abu Qtaish, directeur du programme de Responsabilisation &#224; D&#233;fense des Enfants International &#8211; Palestine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les enfants palestiniens sont r&#233;guli&#232;rement soumis &#224; des techniques d'interrogatoire coercitives et violentes dans le but de leur arracher des aveux &#187;, a dit Ayed Abu Qtaish, directeur du programme de Responsabilisation de l'association. &#171; Les interrogateurs abusent de leur position et usent de menaces et de l'isolement pour arracher des aveux &#224; certains enfants, et les juges des tribunaux militaires isra&#233;liens excluent rarement ces aveux. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Torture et mauvais traitements sont si omnipr&#233;sents, disent les militants des droits de l'Homme, que les condamnations des Palestiniens pour &#171; atteinte &#224; la s&#233;curit&#233; &#187; sont fondamentalement peu fiables, ne serait-ce que parce que les mauvais traitements font partie d'un plus vaste d&#233;faut de proc&#233;dure r&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon une &#233;tude, pas moins de 91 % des d&#233;tenus palestiniens de Cisjordanie occup&#233;e sont maintenus au secret pendant une partie sinon l'int&#233;gralit&#233; de leur interrogatoire. Stroumsa dit que cette pratique est &#171; un &#233;l&#233;ment propice &#224; la torture &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le syst&#232;me des tribunaux militaires dont le taux de condamnations atteint les 99 %, les Palestiniens peuvent &#234;tre d&#233;tenus 60 jours sans avoir acc&#232;s &#224; un avocat &#8211; compar&#233;s aux Etats Unis o&#249; la dur&#233;e moyenne des interrogatoires aboutissant &#224; de faux aveux est de 16 heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Comme les enfants palestiniens continuent &#224; subir syst&#233;matiquement des mauvais traitements et le d&#233;ni de leurs droits &#224; une proc&#233;dure officielle, il devient &#233;vident que les tribunaux militaires n'ont rien &#224; faire de la justice &#187;, a dit Abu Qtaish.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus de la torture et du manque d'acc&#232;s &#224; un conseil, on demande aux Palestiniens de signer leurs aveux sur des formulaires en h&#233;breu, langue que souvent ils ne comprennent pas. Tout ceci &#171; cr&#233;e un environnement coercitif qui aboutit &#224; des aveux faits sous la contrainte &#187;, a fait remarquer Addameer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un exemple r&#233;cent est le cas de Mohammad el-Halabi, employ&#233; de World Vision bas&#233; &#224; Gaza qu'Isra&#235;l avait charg&#233; de verser de l'argent au Hamas. Halabi, qui est jug&#233; dans un tribunal civil de Beer Sheva, a protest&#233; de son innocence, disant qu'il a &#233;t&#233; tortur&#233; par ses interrogateurs. Ces r&#233;clamations ont &#233;galement &#233;t&#233; faites par ses avocats, qu'Halabi a &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233; de voir pendant trois semaines apr&#232;s son arrestation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nouveau rapport d'Haaretz attire l'attention sur un sujet qui n'est pas souvent sous les feux de la rampe. En novembre 2015, une vid&#233;o de l'interrogatoire du jeune Ahmad Manasra de 13 ans a suscit&#233; l'indignation, tandis que l'entr&#233;e d'Isra&#235;l en mai dernier dans le Comit&#233; des Nations Unies Contre la Torture &#8211; qui traitait des &#171; preuves obtenues sous la torture &#187; dans les tribunaux &#8211; a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une couverture m&#233;diatique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais beaucoup d'autres &#233;v&#233;nements se passent incognito. Une &#233;tude universitaire publi&#233;e en novembre 2015 dans une revue m&#233;dicale examin&#233;e par des pairs a r&#233;v&#233;l&#233; des dizaines de cas de torture sexuelle et de mauvais traitements sur des prisonniers palestiniens d&#233;tenus par Isra&#235;l.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militants sur le terrain disent qu'il y a un urgent besoin d'un coup de projecteur international sur les pratiques de la torture par Isra&#235;l, ne fut-ce qu'&#224; cause de la nature institutionnalis&#233;e du probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien qu'un r&#232;glement de 1999 du Tribunal Supr&#234;me d'Isra&#235;l ait interdit le recours aux &#171; moyens physiques &#187; d'interrogatoire, les agents du Shin Bet ont en fait b&#233;n&#233;fici&#233; de l'impunit&#233; pour torture et mauvais traitements gr&#226;ce &#224; l'exemption de la soi-disant &#171; d&#233;fense de n&#233;cessit&#233; &#187; ou &#171; bombe &#224; retardement &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les militants contre la torture, cette exemption a servi depuis de feu vert &#224; la torture. Depuis 2001, des centaines de plaintes officielles ont &#233;t&#233; port&#233;es contre les interrogateurs du Shin Bet, mais pas une seule enqu&#234;te criminelle n'a &#233;t&#233; ouverte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Je pense que la pression internationale est essentielle et qu'elle a parfois prouv&#233; son efficacit&#233; &#187;, a dit Stroumsa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Et, &#233;tant donn&#233; l'&#233;norme soutien &#233;conomique et politique apport&#233; &#224; Isra&#235;l par l'&#233;tranger, il est aussi du devoir de la communaut&#233; internationale de s'exprimer sur ces violations. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduction : J. Ch. Pour l'Agence M&#233;dia Palestine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : Al Jazeera&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Moyen-Orient : &#224; qui profite le remodelage am&#233;ricain ? Pourquoi le Qatar se rapproche-t-il de l'Iran ?</title>
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&lt;p&gt;Remodeler c'est &#171; donner une nouvelle structure ou organisation &#224; quelque chose &#187; (Le Petit Robert). En langage diplomatique, &#171; remodeler &#187; une r&#233;gion ou un grand pays signifie d&#233;manteler pour ensuite r&#233;organiser ledit grand pays ou ladite grande r&#233;gion en entit&#233;s ethniques ou confessionnelles, oppos&#233;es les unes aux autres pour le grand plaisir des puissances colonialistes, fauteurs de guerres, vendeuses d'armes et toujours &#224; l'origine du &#171; remodelage &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques exemples (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;- Soci&#233;t&#233;s Civiles &#224; Parlement Europ&#233;en&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Remodeler c'est &#171; donner une nouvelle structure ou organisation &#224; quelque chose &#187; (Le Petit Robert). En langage diplomatique, &#171; remodeler &#187; une r&#233;gion ou un grand pays signifie d&#233;manteler pour ensuite r&#233;organiser ledit grand pays ou ladite grande r&#233;gion en entit&#233;s ethniques ou confessionnelles, oppos&#233;es les unes aux autres pour le grand plaisir des puissances colonialistes, fauteurs de guerres, vendeuses d'armes et toujours &#224; l'origine du &#171; remodelage &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques exemples de &#171; remodelage &#187;. Au XVIIIe si&#232;cle, l'arm&#233;e russe avance vers les provinces traditionnelles iraniennes du Caucase. Suite &#224; une longue guerre entre la Russie et l'Iran, ce dernier capitule en 1828 en signant le trait&#233; de Torkm&#226;ntch&#226;&#239; : T&#233;h&#233;ran c&#232;de au tsar ses provinces caucasiennes du Daghestan, d'Arm&#233;nie, de G&#233;orgie, d'Azerba&#239;djan du Nord, transform&#233;es plus tard en pays ethniques en conflit r&#233;current.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1947, l'Inde acc&#232;de &#224; l'ind&#233;pendance et la m&#234;me ann&#233;e les Britanniques ont proc&#233;d&#233; au &#171; remodelage &#187; de l'empire des Indes, cr&#233;ant une entit&#233; confessionnelle, le Pakistan, compos&#233; de deux parties g&#233;ographiquement s&#233;par&#233;es par pr&#232;s de 1600 km de territoire indien. Au terme d'une guerre opposant les deux parties pakistanaises, le Pakistan oriental ou Bengladesh, soutenu par l'arm&#233;e indienne, se s&#233;pare, fondant une entit&#233; ethno-confessionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux fr&#232;res ennemis indien et pakistanais se sont d&#233;j&#224; livr&#233;s plusieurs guerres sanglantes et restent &#224; couteaux tir&#233;s sur la partition du Cachemire, un territoire &#224; majorit&#233; musulmane. Ils continuent leur guerre secr&#232;te en Afghanistan par talibans interpos&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'&#233;chelle mondiale, la liste du &#171; remodelage &#187; colonialiste est longue. L'Afrique est un grand champ de &#171; remodelage &#187;. Il y a encore deux Cor&#233;es et Ta&#239;wan, un territoire chinois, reste toujours dans le giron am&#233;ricain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &#171; remodelage &#187; a la vie dure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la dissolution de l'Union sovi&#233;tique le 25 d&#233;cembre 1991, le &#171; remodelage &#187; du Moyen-Orient, voire de l'Afrique du Nord, a &#233;t&#233; remis sur la table par l'administration Georges W. Bush qui commen&#231;a par d&#233;truire l'&#201;tat afghan en 2001, puis l'&#201;tat irakien en 2003. L'objectif : cr&#233;er des Etats ethniques et confessionnels fantoches (chiite, sunnite, pachtoune, hazara, arabe, kurde, turkm&#232;ne, etc.) sur les ruines des &#201;tats multiethniques, membres des Nations unies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous l'impulsion des Etats-Unis en 2006, une tentative pour d&#233;truire l'&#201;tat libanais fut entreprise par l'arm&#233;e isra&#233;lienne. La r&#233;sistance du peuple libanais mis l'agression isra&#233;lienne en &#233;chec apr&#232;s 33 jours de guerre destructrice et meurtri&#232;re. Le Liban ne sera donc pas d&#233;compos&#233; en trois entit&#233;s &#171; chiite, sunnite, maronite &#187; &#224; c&#244;t&#233; de l' &#171; &#201;tat h&#233;breu &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; la d&#233;faite cuisante de l'arm&#233;e isra&#233;lienne au Sud Liban en 2006, l'id&#233;e de partition du Liban, voire de la vaste r&#233;gion englobant l'Irak et la Syrie, n'est toujours pas abandonn&#233;e par les colonialistes occidentaux men&#233;s par les Etats-Unis et leurs oblig&#233;s r&#233;gionaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;volte du peuple syrien contre le pouvoir despotique du r&#233;gime de Bachar Al-Assad offrit l'occasion aux Etats-Unis, aux puissances militaires europ&#233;ennes et &#224; leurs &#171; alli&#233;s r&#233;gionaux &#187; (saoudiens, &#233;miratis, turcs et isra&#233;liens) de passer &#224; l'offensive. Laurent Fabius, ancien ministre fran&#231;ais des Affaires &#233;trang&#232;res, d&#233;clarait en 2013 : &#171; M. Bachar Al-Assad ne m&#233;ritait pas d'&#234;tre sur Terre &#187; ! Les Etats-Unis et leurs alli&#233;s cr&#233;&#232;rent une salle d'op&#233;ration au Sud de la Turquie connue sous l'acronyme &#171; MOM &#187; o&#249; si&#233;geaient des repr&#233;sentants des principaux parrains de la &#171; r&#233;bellion &#187; syrienne (Etats-Unis, France, Qatar, Arabie saoudite, Turquie) et qui fournissait (et continue &#224; fournir) en armes une soixantaine de brigades de l'ASL (Arm&#233;e syrienne Libre) et des djihadistes-wahhabites, alli&#233;s de l'Occident, parrain&#233;s par l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici la liste non exhaustive des djihadistes wahhabites qui continuent &#224; occuper Idlib, une province syrienne : &#034;la coalition islamiste Fatah Halab (la conqu&#234;te d'Alep&#034;), le groupe salafiste arm&#233; &#034;Ahrar Al-Cham&#034;, le &#034;Front Al-Nosra&#034;, une franchise d'Al-Qaida rebaptis&#233;e &#034;Front Fatah Al-Cham&#034;, un pilier de la coalition Ja&#239;che Al-Fatah.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Riyad - qui a jur&#233; la perte de Bachar Al-Assad, du fait de vieux contentieux bilat&#233;raux et pour affaiblir l'Iran, le grand ennemi r&#233;gional alli&#233; de Damas - est, une fois n'est pas coutume, aux avant - postes &#187; &#233;crivait Gilles Paris, journaliste (Le Monde du 15 ao&#251;t 2012).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etant donn&#233; l'investissement colossal en moyens humains, financiers et militaires, le renversement du r&#233;gime de Bachar Al-Assad paraissait imminent. &#171; Sa chute est in&#233;luctable &#187; lisait-on dans l'&#233;ditorial du quotidien Le Monde du 23 ao&#251;t 2012. Le &#171; remodelage &#187; de la Syrie &#233;tait &#224; port&#233;e de main !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait sans compter sur un obstacle de taille : l'Iran et la Russie tenaient (et tiennent toujours) &#224; la souverainet&#233; de la Syrie et du Liban et &#231;a change tout. L'efficacit&#233; de la chasse russe coupl&#233;e aux fantassins multiethniques mobilis&#233;s par l'Iran en Syrie emp&#234;cha la chute du r&#233;gime syrien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux camps se font face&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le champ de bataille en Irak et en Syrie, deux camps s'affrontent d&#233;sormais : les Etats-Unis &#224; la t&#234;te d'une coalition comprenant une soixantaine de pays venus des quatre coins du monde et leurs suppl&#233;tifs r&#233;gionaux, essentiellement compos&#233;s de djihadistes wahhabites soutenus financi&#232;rement par la Turquie, la Jordanie, Isra&#235;l et les pays arabes du Golfe Persique (Arabie saoudite, Emirats Arabes unis, Qatar), d'une part et l'Iran, la Russie et les multiples milices chiites libanaises, syriennes, irakiennes, afghanes et pakistanaises, d'autre part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la reprise d'Alep par l'arm&#233;e syrienne et les milices chiites soutenues par l'aviation russe, la situation a tourn&#233; d&#233;finitivement en faveur de l'axe Iran-Russie. A son tour, l'arm&#233;e syrienne, revigor&#233;e par ses victoires, passe &#224; l'offensive du c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re irakienne, r&#233;cup&#233;rant plusieurs places fortes des djihadistes dont Jobar (mardi 20 juin 2017), le dernier quartier contr&#244;l&#233; par les &#171; rebelles &#187; dans la capitale. Les djihadistes sont repouss&#233;s vers Idlib, une province situ&#233;e au nord-ouest de la Syrie et l'arm&#233;e syrienne se d&#233;ploie vers l'est et le sud du pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plan am&#233;ricain de &#171; remodelage &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Constatant l'&#233;chec de leurs djihadistes, les Etats-Unis concentrent leur soutien sur les miliciens kurdes, les b&#234;tes noires de la Turquie ; tandis que l'aviation et l'artillerie isra&#233;liennes bombardent les positions de l'arm&#233;e syrienne. L'objectif : maintenir la pression sur l'arm&#233;e syrienne et faciliter la cr&#233;ation d'une entit&#233; kurde autonome au nord de la Syrie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ladite entit&#233; formant ensuite, avec les kurdes irakiens (d&#233;j&#224; autonomes) et, pourquoi pas, turcs, le futur Etat ethnique kurde. Premi&#232;re &#233;tape du &#171; remodelage &#187; du Moyen-Orient, programm&#233; sous l'administration de George W. Bush.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par leur pr&#233;sence permanente, les Etats-Unis tentent de cr&#233;er une zone sunnite du nord au sud de la fronti&#232;re syro-irakienne. Des troupes venant de Syrie et d'Irak font route vers cette zone. D'ores et d&#233;j&#224;, l'aviation am&#233;ricaine a abattu un avion de chasse syrien et deux drones syriens de fabrication iranienne. D'aucuns pensent l'affrontement in&#233;vitable entre l'arm&#233;e am&#233;ricaine et ses suppl&#233;tifs pr&#233;sents sur la zone d'une part et l'arm&#233;e syrienne soutenue par les miliciens chiites ainsi que par l'Iran et la Russie d'autre part. A suivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fissures au sein de la coalition occidentale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant la menace de partition de son territoire, le pouvoir turc se d&#233;tourne de son alli&#233; am&#233;ricain et se rapproche de l'axe Russie-Iran. C'est la premi&#232;re fissure dans la coalition occidentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, la coalition arabe du Golfe Persique - un autre bras arm&#233; des Etats-Unis dans la r&#233;gion - men&#233;e par l'Arabie saoudite, s'enlise au Y&#233;men en proie &#224; la famine et au chol&#233;ra. L'arm&#233;e &#233;miratie* s'&#233;mancipe (de Riyad), suspect&#233;e d'&#339;uvrer, pour ses propres int&#233;r&#234;ts, &#224; la partition du Sud Y&#233;men dans la province du Hadramaout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;chec de l'Arabie saoudite en Syrie et au Y&#233;men accentue la tension au sein du Conseil de coop&#233;ration du Golfe (CCG). Son leadership est contest&#233; s&#233;rieusement. Pourtant, sous l'impulsion de Donald Trump et en opposition avec ses &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s, l'Arabie saoudite adopte une position anti-iranienne radicale. La m&#234;me intransigeance se manifeste au sein du CCG o&#249; l'Arabie saoudite tente de mettre les pays membres sous sa coupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En se rapprochant de l'Iran - puissance montante -, le Qatar manifeste son opposition &#224; la politique jusqu'au-boutiste de Riyad avec l'Iran et au sein du CCG. Applaudie par Donald Trump, la mise au ban du Qatar par Riyad est contest&#233;e par&lt;br class='autobr' /&gt;
des hommes politiques chevronn&#233;s de l'administration, le g&#233;n&#233;ral James Mattis (ministre de la D&#233;fense) et M. Rex Tillerson (Affaires &#233;trang&#232;res). (Le Monde Diplomatique de juillet 2017). La politique d'intransigeance am&#233;ricano-saoudienne envers l'Iran tourne &#224; l'avantage de ce dernier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les gagnants&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les complexes militaro-industriels occidentaux, en particulier am&#233;ricains, sont les grands gagnants des guerres au Moyen-Orient. S'en suit l'Iran et la Russie qui font un grand retour sur la sc&#232;ne internationale. Les Etats-Unis, s'ils arrivent &#224; cr&#233;er des entit&#233;s kurde et sunnite en Syrie et en Irak, feront partie des futurs gagnants des guerres de &#171; remodelage &#187; au Moyen-Orient. Wait and see !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*L'agence Associated Press (AP) et l'organisation Human Rights Watch (HRW) accusent les Emirats arabes unis et leurs alli&#233;s locaux de d&#233;tenir des prisons secr&#232;tes dans le sud du Y&#233;men et d'y pratiquer la torture. AP avait d&#233;taill&#233;, le 22 juin, l'existence d'un r&#233;seau d'au moins dix-huit prisons am&#233;nag&#233;es dans des bases, des ports, un a&#233;roport, des villas priv&#233;es et un night-club, o&#249; seraient d&#233;tenus des centaines de personnes. (Louis Imbert-Le Monde du 27 juin 2017).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; cpjmo@yahoo.fr&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;http://geopolitiquedumoyen-orient.blogspot.com/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://geopolitiquedumoyen-orient.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La plaie des t&#233;n&#232;bres inflig&#233;e &#224; Gaza par Isra&#235;l est un acte de terrorisme</title>
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&lt;p&gt;Source : Haaretz&lt;br class='autobr' /&gt;
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La plaie des t&#233;n&#232;bres inflig&#233;e &#224; Gaza par Isra&#235;l est un acte de terrorisme&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand j'&#233;tais petit et que le Seder de Pessah en arrivait aux dix plaies, je me souviens exactement du sentiment qui me submergeait. Je m'&#233;tranglais d'angoisse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me rappelle avoir alors pens&#233; aux enfants en &#201;gypte. &#192; la question de pourquoi cette nuit (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;- Soci&#233;t&#233;s Civiles &#224; Parlement Europ&#233;en&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Source : Haaretz&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/06/25/la-plaie-des-tenebres-infligee-a-gaza-par-israel-est-un-acte-de-terrorism/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/06/25/la-plaie-des-tenebres-infligee-a-gaza-par-israel-est-un-acte-de-terrorism/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La plaie des t&#233;n&#232;bres inflig&#233;e &#224; Gaza par Isra&#235;l est un acte de terrorisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand j'&#233;tais petit et que le Seder de Pessah en arrivait aux dix plaies, je me souviens exactement du sentiment qui me submergeait. Je m'&#233;tranglais d'angoisse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me rappelle avoir alors pens&#233; aux enfants en &#201;gypte. &#192; la question de pourquoi cette nuit &#233;tait diff&#233;rente de toutes les autres nuits, la r&#233;ponse &#233;tait que l'eau n'&#233;tait plus buvable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et tandis que les plaies se succ&#233;daient en empirant, les punitions se faisant de plus en plus terrifiantes, l'issue restait la m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les t&#233;n&#232;bres s'&#233;taient &#233;tendues partout. Puis les enfants commen&#231;aient &#224; mourir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La semaine derni&#232;re, en parlant de ce que Benjamin Netanyahou appelle &#171; une affaire interne palestinienne &#187; &#8211; une demande de l'Autorit&#233; Palestinienne dans le cadre de la campagne de l'AP pour saper le pouvoir du Hamas &#224; Gaza, le cabinet de s&#233;curit&#233; du premier ministre a vot&#233; une coupure significative de la quantit&#233; d'&#233;lectricit&#233; vitale qu'Isra&#235;l fournit aux habitants de la bande de Gaza.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le cabinet a agi ainsi sachant que cette &#233;tape pouvait &#234;tre un encouragement &#224; l'escalade vers une guerre avec le Hamas. Il l'a fait sachant que m&#234;me si cette escalade ne se produisait pas, l'Autorit&#233; de l'&#233;lectricit&#233; de Gaza avait averti que tout accroissement de la r&#233;duction de la fourniture d'&#233;lectricit&#233; &#224; la bande de Gaza conduirait &#224; un d&#233;sastre humanitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi, Isra&#235;l a appuy&#233; sur l'interrupteur de la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant les jours les plus longs de l'ann&#233;e, dans la chaleur &#233;touffante de l'&#233;t&#233; &#224; Gaza, avec encore des jours &#224; passer dans le je&#251;ne de Ramadan du lever au coucher du soleil, avec une fourniture d'&#233;lectricit&#233; d&#233;j&#224; gravement compromise dans la bande de Gaza, avec des salles d&#233;j&#224; ferm&#233;es dans des h&#244;pitaux ainsi que des usines de d&#233;salinisation d'eau de mer par manque d'&#233;nergie, avec des eaux us&#233;es coulant dans les rues et entre les maisons, les coupures de lundi ont signifi&#233; que les Gazaouis qui s'en sortaient d&#233;j&#224; plus ou moins avec seulement quatre heures d'&#233;lectricit&#233; par jour, allaient avoir 45 minutes de plus sans &#233;lectricit&#233; chaque jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est la chose la pire qu'est faite Isra&#235;l de toute cette ann&#233;e. Mardi cela a empir&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La Corporation isra&#233;lienne d'&#233;lectricit&#233; a coup&#233; le courant encore davantage, a annonc&#233; mardi l'autorit&#233; de l'&#233;lectricit&#233; de Gaza. Les nouvelles coupures n'ont laiss&#233; &#224; la partie ouest de la ville de Gaza et au nord de la bande que deux heures et demie &#224; trois heures d'&#233;lectricit&#233; par jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour sa part, Isra&#235;l a rejet&#233; le bl&#226;me pour les coupures sur l'Autorit&#233; Palestinienne. L'AP dit que le Hamas en est responsable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais chacun sait ceci : Isra&#235;l a pris sa d&#233;cision seul. &lt;/strong&gt; Il aurait pu dire non &#224; l'AP. Isra&#235;l a dit oui. Les g&#233;n&#233;raux &#224; la t&#234;te de l'arm&#233;e ont not&#233; que la d&#233;cision pouvait d&#233;clencher une escalade (le Hamas a employ&#233; le terme &#171; d'explosion &#187;), mais, selon les mots d'un repr&#233;sentant officiel isra&#233;lien, l'arm&#233;e s'est prononc&#233;e contre l'indulgence envers le Hamas. En tous cas, Yisra&#235;l Katz, ministre d'&#201;tat de la s&#233;curit&#233;, a dit la semaine derni&#232;re &#224; propos des coupures d'&#233;lectricit&#233; : &#171; les int&#233;r&#234;ts isra&#233;liens doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s avant tout &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; nous en sommes. Voil&#224; comment le gouvernement consid&#232;re sa propre base : des gens qui valorisent la cruaut&#233; comme un but en soi. Des gens qui croient que quel que soit le traitement, la privation d'eau, d'&#233;lectricit&#233;, d'h&#244;pitaux qui fonctionnent &#8211; en laissant m&#234;me des centaines d'enfants mourir au cours de la guerre, l'ensemble des 1,9 millions d'habitants de Gaza vont l'avoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce gouvernement voit sa propre base comme des racistes impitoyables au sang chaud. Et il agit conform&#233;ment &#224; cela. Il veut que nous sachions que le doigt d'Isra&#235;l sur le bouton est le medium. Il se voit comme le gouvernement de la racaille, par la racaille, pour la racaille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;duction d'&#233;lectricit&#233; a son origine dans une lutte f&#233;roce entre l'Autorit&#233; Palestinienne et les dirigeants Hamas de Gaza. Elle survient &#224; un moment o&#249; l'AP, qui a fait pression sur Isra&#235;l pour que celui-ci fasse des coupures dans la fourniture de courant &#233;lectrique, a aussi taill&#233; de fa&#231;on dramatique dans les paiements vitaux au syst&#232;me de sant&#233; de Gaza.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cons&#233;quence, selon des donn&#233;es r&#233;unies par M&#233;decins pour les Droits Humains-Isra&#235;l et le minist&#232;re palestinien de la sant&#233;, le manque d'&#233;quipement et de m&#233;dicaments, aggrav&#233; par la p&#233;nurie d'&#233;lectricit&#233;, affecte gravement toute une s&#233;rie de Gazaouis en situation m&#233;dicale pr&#233;occupante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi eux se trouvent 321 patients atteints de fibrose kystique, dont la plupart sont des enfants et pour lesquels les ventilateurs ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s par la crise de l'&#233;lectricit&#233; tandis que les antibiotiques et autres m&#233;dications sont en quantit&#233; limit&#233;e, voire indisponibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le manque de m&#233;dicaments et d'autres biens vitaux compromettent aussi, selon ce qui se dit, le traitement de centaines de patients et aussi de 240 b&#233;b&#233;s souffrant de probl&#232;mes de croissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si tout cela ne suffisait pas, il y a de forts indices que la pollution grave de l'eau r&#233;sultant de l'absence de traitement des eaux us&#233;es qui se d&#233;versent dans la M&#233;diterran&#233;e, va bient&#244;t salir l'eau d'Ashkelon et d'autres lieux en Isra&#235;l, ce qui pourrait causer une explosion de maladies &#224; Gaza et en Isra&#235;l.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; D&#232;s qu'il y a une coupure de courant &#224; Gaza, le syst&#232;me d'assainissement s'arr&#234;te &#187;, a averti jeudi Yossi Inbar, l'ancien directeur g&#233;n&#233;ral du minist&#232;re isra&#233;lien de la protection de l'environnement, &#171; et les eaux us&#233;es qui s'&#233;coulent dans la mer se d&#233;placeront vers le nord du fait que le sens du courant va du sud vers le nord &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Au-del&#224; du fait que l'eau va &#234;tre pollu&#233;e et que nous ne pourrons plus nager, il est aussi probable que l'usine de d&#233;salinisation (de la r&#233;gion d'Ashkelon) proche de la fronti&#232;re soit arr&#234;t&#233;e &#187;, a d&#233;clar&#233; Inbar &#224; la radio de l'arm&#233;e, argumentant contre la coupure de coutant. &#171; Il peut aussi y avoir une pollution de l'eau souterraine, une accumulation d'ordures dans les rues ou des &#171; lacs &#187; d'un genre ou d'un autre, susceptibles de cr&#233;er des dangers li&#233;s aux moustiques et autres nuisances, et donc une explosion de maladies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fronti&#232;re entre Gaza et Isra&#235;l est virtuelle, elle n'a pas de sens s'agissant de la mer, a poursuivi Inbar, et la pollution pourrait atteindre Ashkelon, puis les plages des environs d'Ashdod tr&#232;s rapidement. Il a not&#233; que la coupure de courant qui &#233;tait d&#233;j&#224; responsable de la privation d'eau au robinet pour les Gazaouis pourrait affecter l'adduction d'eau en Isra&#235;l &#233;galement. &#171; Au-del&#224; de la souffrance des habitants de la bande de Gaza, nous aurons aussi les maladies et la puanteur &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les poissons dans le Nil mourront &#187;, lit-on dans l'Exode &#224; propos de la premi&#232;re plaie, &#171; et le fleuve sentira mauvais et les &#201;gyptiens ne pourront plus boire son eau &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Isra&#235;l, les gens commencent &#224; agir contre la d&#233;cision du gouvernement. La semaine derni&#232;re, Gisha, une ONG qui se concentre sur Gaza, a publi&#233; une lettre au procureur g&#233;n&#233;ral Avisha&#239; Mandelbit, lui demandant d'intervenir aupr&#232;s du cabinet pour qu'il revienne sur la d&#233;cision de couper le courant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La lettre est co sign&#233;e par tout un &#233;ventail de groupes de d&#233;fense des droits des &#234;tres humains : Adalah, HaMoked : le Centre pour la D&#233;fense des Individus, l'Association pour les Droits Civils en Isra&#235;l, M&#233;decins pour les Droits Humains-Isra&#235;l, Zazim, Bimkom, Yesh Din, Amnesty International Isra&#235;l, B'Tselem, Breaking the Silence, Haqel, Akevot, Ir Amim, Peace Now, et les Rabbins pour les Droits Humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lundi, sur la plage d'Ashkelon, des dizaines de militants isra&#233;liens, dont des habitants de zones contigu&#235;s de la bande de Gaza, ont lanc&#233; des lanternes de papier dans le ciel pour montrer leur solidarit&#233; avec les Gazaouis souffrant des coupures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mardi, l'organisation des Femmes en campagne pour la Paix a d&#233;clar&#233; &#224; propos de Gaza : &#171; cette cocotte minute de millions de gens en situation catastrophique, pauvret&#233;, et maintenant sans &#233;lectricit&#233;, va exploser. Nos c&#339;urs sont avec les m&#232;res, les enfants, les &#226;g&#233;s et les jeunes &#8211; avec les gens qui veulent vivre &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au gouvernement de Netanyahou, il peut continuer &#224; bl&#226;mer l'AP pour cela. Ou il peut bl&#226;mer le Hamas. Mais nous ne serons pas pardonn&#233;s d'avoir fait &#231;a. Et nous ne devrions pas l'&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne devrions pas non plus nous pardonner nous-m&#234;mes. Nous avons inflig&#233; &#224; Gaza la plaie des t&#233;n&#232;bres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une punition qui vise de tr&#232;s grands nombres de gens qui n'ont commis aucun crime. C'est un acte de terrorisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir aussi : Israel's plague of darkness for Gazans is an act of terrorism&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduction SF pour l'Agence Media Palestine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : Haaretz&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>OU VA ISRAEL ?</title>
		<link>http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?article11865</link>
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		<dc:date>2017-04-17T15:39:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Flament - coordinateur -</dc:creator>



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La question est rarement pos&#233;e. Serait-ce par crainte de se heurter &#224; une impasse ou de d&#233;couvrir des r&#233;alit&#233;s qui d&#233;rangent ? Approfondir cette probl&#233;matique s'av&#232;re cependant digne d'int&#233;r&#234;t, tant pour la compr&#233;hension d'une situation donn&#233;e que pour l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie offrant effectivement une prise &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;p&gt;&lt;!-- AddThis Button END --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La question est rarement pos&#233;e. Serait-ce par crainte de se heurter &#224; une impasse ou de d&#233;couvrir des r&#233;alit&#233;s qui d&#233;rangent ? Approfondir cette probl&#233;matique s'av&#232;re cependant digne d'int&#233;r&#234;t, tant pour la compr&#233;hension d'une situation donn&#233;e que pour l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie offrant effectivement une prise &#224; l'action politique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un &#201;tat bien particulier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La conqu&#234;te de la Palestine par des immigrants d'origine europ&#233;enne a donn&#233; naissance &#224; un &#201;tat bien particulier : Isra&#235;l. Les populations palestiniennes autochtones se sont vues d&#233;poss&#233;d&#233;es de leurs terres, chass&#233;es et enferm&#233;es dans ce qui s'apparente &#224; des r&#233;serves plus ou moins herm&#233;tiquement enclav&#233;es, &#224; l'exception d'une minorit&#233; qui s'est vue dot&#233;e d'un statut de citoyennet&#233; de seconde cat&#233;gorie. La &#171; ligne verte &#187; cens&#233;e d&#233;limiter des territoires distincts, bien que subsistant de jure dans le droit international et les d&#233;clarations diplomatiques occidentales, est all&#232;grement bafou&#233;e de facto, que ce soit par un mur d&#233;clar&#233; ill&#233;gal par la communaut&#233; internationale, ou par une colonisation ininterrompue des territoires occup&#233;s, quelle que soit la couleur du gouvernement pr&#233;sent &#8211; sans oublier les annexions unilat&#233;rales qui ne sont proclam&#233;es et reconnues que par la Knesset (le parlement isra&#233;lien). Le mythe du retour tient lieu d'histoire ; l'arrogance et la mise en sc&#232;ne [1] de relations publiques ; le tout sous l'&#233;gide d'une sorte d'aveuglement volontaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'ils ne veulent pas voir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qu'ils ne veulent pas voir, ce sont les Palestiniens, &#224; l'int&#233;rieur tout comme &#224; l'ext&#233;rieur des fronti&#232;res qui leur sont assign&#233;es. Ce qu'ils ne veulent pas voir, ce sont d'autres &#234;tres humains, qui eux aussi aspirent &#224; une vie plus digne, &#224; la justice, &#224; la s&#233;curit&#233;. Ce qu'ils veulent nier, c'est que sous l'occupation militaire ou sous les changements toponymiques qu'ils ont impos&#233;s, la Palestine n'a pas disparu, ne peut pas dispara&#238;tre. Et qu'il leur faudra faire avec.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dont ils ne veulent pas convenir, c'est que les temps des conqu&#234;tes glorieuses sont r&#233;volus, c'est que le r&#234;ve du grand Isra&#235;l (jusqu'au Jourdain, voire, pour certains, &#171; du fleuve d'&#201;gypte &#224; l'Euphrate &#187;) est &#224; mettre au placard, c'est qu'il leur faut apprendre &#224; cohabiter avec l'autre sur un pied d'&#233;galit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dont ils craignent de se d&#233;barrasser, c'est le militarisme et la parano&#239;a. Ce qu'ils ont peur de perdre, ce sont des privil&#232;ges tr&#232;s concrets, et que rien ne peut justifier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tentations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ceux qui s'arcboutent sur des positions intenables en d&#233;mocratie, ce ne sont pas elles qui les g&#234;nent, mais cette derni&#232;re qu'il s'agit de relativiser, voire de remettre en question [2]. Les colons sont &#224; l'offensive : racisme d&#233;complex&#233;, vol de terres et de r&#233;coltes, nettoyage ethnique, et assassinats s'arborent comme des d&#233;corations. Les risques sont n&#233;gligeables, la mansu&#233;tude des juges garantie, la bienveillance des soldats des forces d'occupation acquise. Ne disposent-ils d'ailleurs pas de toutes les armes qu'ils souhaitent pour &#171; se d&#233;fendre &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils savent que le gouvernement a besoin d'eux pour des raisons &#233;lectorales, ils poussent donc en avant, en faveur de mesures dures, au mieux de ce qu'ils imaginent leur int&#233;r&#234;t.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout dissident est consid&#233;r&#233; comme un tra&#238;tre, donc comme une cible en puissance. L'intimidation psychologique et physique entre dans les m&#339;urs ; et c'est &#224; juste titre que ceux qui pensent autrement font &#233;tat de leur inqui&#233;tude [3].&lt;br class='autobr' /&gt;
Le danger est d'autant plus &#224; prendre au s&#233;rieux que l'arm&#233;e officielle s'av&#232;re perm&#233;able &#224; cette propagande pernicieuse, au point que certains membres de l'&#233;tat-major s'en &#233;meuvent : des soldats sont plus r&#233;ceptifs &#224; ces r&#233;seaux qu'aux consignes des officiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et demain ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le projet sioniste est dans l'incapacit&#233; de se d&#233;velopper toutes voiles dehors. Il n'est cependant pas &#224; bout de souffle. Il continue son grignotage, dounam apr&#232;s dounam [4], colonie apr&#232;s colonie. Lui r&#233;sister est difficile. Et ceux qui s'y'emploient ont besoin d'un soutien qui ne se limite pas &#224; des conf&#233;rences ou des d&#233;clarations. Ceux qui d&#233;clarent qu'il est hors de question d'exercer des pressions sur l'&#201;tat isra&#233;lien se montrent complices de l'inacceptable. Nous revendiquons le droit de le critiquer. Des pressions sont n&#233;cessaires. C'est &#224; cela que peut servir la suspension d'accords de coop&#233;ration ou la campagne BDS. Ne lui faisons pas d&#233;faut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Philippe Lewandowski&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Post-it Palestine (D&#233;mocratie &amp; socialisme n&#176;243, mars 2017)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notes :&lt;br class='autobr' /&gt;
[1] L'exemple du d&#233;mant&#232;lement de certaines colonies (Amona, bande de Gaza) est ainsi mis en exergue, mais des milliers de nouveaux logements se construisent juste apr&#232;s sur d'autres terres occup&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
[2] Cf. &#171; Les colons &#187;, long m&#233;trage de Shimon Dotan, 2015.&lt;br class='autobr' /&gt;
[3] Michel Warschawski, &#171; Vers le fascisme &#187;, &lt;a href=&#034;http://brahim-senouci.over-blog.com/article-vers-le-fascisme-par-michael-warschawski-124192452.html&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://brahim-senouci.over-blog.com/article-vers-le-fascisme-par-michael-warschawski-124192452.html&lt;/a&gt; , consult&#233; le 07-03-2017.&lt;br class='autobr' /&gt;
[4] 1 dounam (ou dounoum) = environ 1000 m&#178;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Qatar l&#232;ve un coin du voile sur &#171; la capitale mondiale du gaz &#187;</title>
		<link>http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?article11864</link>
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		<dc:date>2017-02-24T08:59:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Source : L'express (AFP)&lt;br class='autobr' /&gt;
Ras Laffan (Qatar) - A l'extr&#233;mit&#233; nord du Qatar, &#224; quelque 80 km au nord de Doha et au bout de la &#171; Route 77 &#187; se dresse la cit&#233; interdite de Ras Laffan, pr&#233;sent&#233;e comme la &#171; capitale mondiale du gaz &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re ses portes bien gard&#233;es, la cit&#233; abrite 30.000 personnes et on peut y trouver les meilleures truffes blanches du Qatar, &#224; ce qu'on dit, ainsi qu'un projet de protection de tortues marines. Mais Ras Laffan est surtout un des sites (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;- Soci&#233;t&#233;s Civiles &#224; Parlement Europ&#233;en&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Source : L'express (AFP)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ras Laffan (Qatar) - A l'extr&#233;mit&#233; nord du Qatar, &#224; quelque 80 km au nord de Doha et au bout de la &#171; Route 77 &#187; se dresse la cit&#233; interdite de Ras Laffan, pr&#233;sent&#233;e comme la &#171; capitale mondiale du gaz &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Derri&#232;re ses portes bien gard&#233;es, la cit&#233; abrite 30.000 personnes et on peut y trouver les meilleures truffes blanches du Qatar, &#224; ce qu'on dit, ainsi qu'un projet de protection de tortues marines. Mais Ras Laffan est surtout un des sites industriels les plus imposants du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Bienvenue dans la capitale mondiale du gaz &#187;, clame Wissam, le guide qui conduit un petit groupe de journalistes &#224; l'occasion d'une rare visite organis&#233;e par le gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ras Laffan est le complexe de transformation et d'exportation du gaz naturel liqu&#233;fi&#233; (LNG) du Qatar, au bout d'un processus qui consiste &#224; refroidir le gaz &#224; - 162&#176; Celsius pour pouvoir l'exporter &#224; travers le monde. Le gaz trait&#233; sur place vient de l'immense champ offshore de North Field, &#224; 130 km plus au nord, qui s'&#233;tend sur 6.000 km2 dans le Golfe, soit la moiti&#233; de la superficie totale du Qatar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le site donne l'impression d'un plateau de tournage d'un film de James Bond. C'est une jungle de tuyaux m&#233;talliques, de bras de chargement, de r&#233;servoirs, de syst&#232;mes de refroidissement et de quais de m&#233;thaniers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re cargaison de GNL a quitt&#233; Ras Laffan en 1997 pour le Japon, et le Qatar en produit actuellement 77 millions de tonnes par an.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon une &#233;tude de Shell publi&#233;e ce mois-ci, la demande mondiale a atteint 265 millions de tonnes en 2016. Le Qatar d&#233;tient par cons&#233;quence un tiers du march&#233; mondial et est le premier exportateur mondial de GNL.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; Ras Laffan, des gratte-ciel poussent comme des champignons &#224; Doha, la puissante compagnie Qatar Airways a pris son essor, Londres poss&#232;de la plus haute tour de Grande-Bretagne, le Paris Saint-Germain a gagn&#233; &#224; quatre reprises le championnat fran&#231;ais de Ligue 1 et le Qatar va accueillir la Coupe du monde de football de 2022.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&#034;http://eutopic.lautre.net/coordination/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&#034; width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Strictes r&#232;gles -&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Nous resterons longtemps en position de leader &#187; dans le GNL, affirme Saad al-Kaabi, le patron du g&#233;ant d'Etat Qatar Petroleum, qui poss&#232;de et op&#232;re Ras Laffan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;mirat a en effet de telles r&#233;serves qu'il peut maintenir le niveau actuel de production pendant 137 ans, et donc assurer la poursuite de sa prosp&#233;rit&#233; actuelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre 1997 et 2014, le pays a tir&#233; 125 milliards de dollars de ses exportations de GNL, estime l'Observatory of Economic Complexity, un site d&#233;di&#233; au commerce international. Ce qui a permis au PIB du Qatar de bondir de 11 milliards de dollars en 1997 &#224; 165 milliards en 2015, selon la Banque Mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Normalement, Ras Laffan reste inaccessible. Mais, le temps de cette visite de presse strictement encadr&#233;e, les autorit&#233;s ont lev&#233; un petit coin du voile tout en interdisant les prises d'images vid&#233;o et en limitant les opportunit&#233;s de photos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le complexe, de r&#232;gles strictes s'imposent aux travailleurs qui viennent de 54 pays diff&#233;rents. Ils peuvent ainsi &#234;tre licenci&#233;s sur le champ s'ils d&#233;passent les limitations de vitesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;quipages des m&#233;thaniers &#224; quai ne sont pas admis sur le site alors qu'un chargement peut prendre 24 heures. Le site dispose de cinq casernes de sapeurs-pompiers, de bases-vie et m&#234;me d'une aire de camping.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la visite, le rideau de fer retombe sur la cit&#233; interdite. Sur la route du retour, le convoi est ralenti par un troupeau de ch&#232;vres, t&#233;moignage du pass&#233; du Qatar. Tandis que, dans les r&#233;troviseurs, continuent de br&#251;ler les flammes des torch&#232;res de Ras Laffan, symboles du pr&#233;sent et de l'avenir de l'&#233;mirat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Libye, la nouvelle carte russe</title>
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&lt;p&gt;ORIENT XXI &gt; MAGAZINE &gt; IGOR DELANO&#203; &gt; 23 F&#201;VRIER 2017 Apr&#232;s les deux d&#233;placements du g&#233;n&#233;ral Khalifa Haftar en 2016, la visite de Fayez Al-Sarraj, chef du gouvernement de Tripoli reconnu par l'ONU pr&#233;vue &#224; Moscou courant f&#233;vrier a mis en lumi&#232;re le r&#244;le grandissant de la Russie sur le dossier libyen. L'int&#233;r&#234;t renouvel&#233; du Kremlin pour la Libye prend place dans le contexte de r&#233;&#233;mergence de la puissance russe au Proche-Orient, et dans celui de l'ascension d'un (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ORIENT XXI &gt; MAGAZINE &gt; IGOR DELANO&#203; &gt; 23 F&#201;VRIER 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s les deux d&#233;placements du g&#233;n&#233;ral Khalifa Haftar en 2016, la visite de Fayez Al-Sarraj, chef du gouvernement de Tripoli reconnu par l'ONU pr&#233;vue &#224; Moscou courant f&#233;vrier a mis en lumi&#232;re le r&#244;le grandissant de la Russie sur le dossier libyen. L'int&#233;r&#234;t renouvel&#233; du Kremlin pour la Libye prend place dans le contexte de r&#233;&#233;mergence de la puissance russe au Proche-Orient, et dans celui de l'ascension d'un nouvel homme fort, le g&#233;n&#233;ral Haftar, d&#233;sormais incontournable sur la sc&#232;ne libyenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors qu'elle y avait repris pied &#224; la fin des ann&#233;es 2000, la Russie s'est retrouv&#233;e &#233;vinc&#233;e de la Libye apr&#232;s l'op&#233;ration de l'OTAN et le renversement du colonel Mouammar Kadhafi en 2011. La st&#233;rilit&#233; des initiatives internationales tent&#233;es pour unifier les diff&#233;rentes factions libyennes ainsi que l'accroissement de son empreinte au Proche-Orient suite &#224; son intervention en Syrie fournit &#224; Moscou la possibilit&#233; de se r&#233;ins&#233;rer en Libye. &#192; l'&#233;chelle du pays, la Russie s'am&#233;nage une place sur le chantier politique et &#233;conomique post-conflit. &#192; l'&#233;chelle r&#233;gionale, un succ&#232;s russe sur le dossier de la r&#233;conciliation des diff&#233;rents groupes qui se disputent le pouvoir, loin d'&#234;tre une fin en soi, r&#233;sonnerait au-del&#224; du cadre libyen et serait un moyen pour Moscou de cristalliser un peu plus son influence en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;UN RETOUR AVORT&#201;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Libye du colonel Kadhafi &#233;tait devenue un client de l'URSS au cours des ann&#233;es 1970, le premier contrat d'armements majeur ayant &#233;t&#233; sign&#233; par les deux partenaires en 1974. Entre 1973 et 1982, pr&#232;s de 11 000 &#171; conseillers &#187; sovi&#233;tiques y sont d&#233;ploy&#233;s afin de former les troupes &#224; l'utilisation d'armements livr&#233;s par l'URSS qui &#233;quipe massivement les forces du pays. En 2008, Mouammar Kadhafi se rend &#224; Moscou &#8212; sa premi&#232;re visite dans la capitale russe depuis 1985 &#8212; et parvient &#224; n&#233;gocier avec Vladimir Poutine un effacement de la dette de son pays, &#233;valu&#233;e &#224; 4,5 milliards de dollars, en &#233;change de la refondation des liens commerciaux entre les deux pays. De nouveaux contrats, dont la valeur se situerait entre 5 et 10 milliards de dollars, sont pass&#233;s. Les &#233;nerg&#233;ticiens et les armuriers russes ne sont alors pas les seuls &#224; reprendre pied sur le march&#233; libyen : la soci&#233;t&#233; RZD (Chemin de fer de Russie) d&#233;croche un contrat de 2,2 milliards de dollars pour la construction d'une ligne &#224; grande vitesse de 550 kilom&#232;tres entre Syrte et Benghazi. S'ins&#233;rant dans un projet r&#233;gional du corridor ferr&#233; nord-africain envisag&#233; avec les Chinois, le chantier est interrompu par les &#233;v&#232;nements de 20111.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le renversement du r&#233;gime Kadhafi compromet tous ces projets, mais au mois d'avril 2015, Abdallah Al-Theni, premier ministre du gouvernement de Tobrouk alors internationalement reconnu, se rend &#224; Moscou et laisse d&#233;j&#224; entendre que les contrats russo-libyens de l'&#232;re Kadhafi pourraient bient&#244;t &#234;tre remis sur la table. Outre sa dimension &#233;conomique, la question libyenne poss&#232;de aussi une valeur politique pour le Kremlin. Alors pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration de Russie, Dmitri Medvedev avait en effet refus&#233; d'opposer le veto russe au vote par le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU de la r&#233;solution 1973 qui avait ouvert la voie &#224; l'op&#233;ration de l'OTAN en Libye. La question libyenne fut un des rares dossiers &#224; donner lieu &#224; des d&#233;saccords exprim&#233;s publiquement entre le pr&#233;sident Medvedev et son premier ministre, Vladimir Poutine, qui s'&#233;tait prononc&#233; en faveur du veto. La Russie reste depuis atteinte du &#171; syndrome 1973 &#187; qui explique assez largement son intangibilit&#233; et sa constance sur le dossier syrien : Moscou a syst&#233;matiquement recouru &#224; son veto au cours de ses derni&#232;res ann&#233;es pour bloquer tout projet de r&#233;solution critiquant le r&#233;gime de Damas. V&#233;ritable matrice de la posture russe sur la crise syrienne, la Libye semble &#234;tre de nouveau un point d'entr&#233;e pour l'influence de la Russie en Afrique du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;KHALIFA HAFTAR, UN &#171; TICKET D'ENTR&#201;E &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moscou pourrait avoir trouv&#233; dans le g&#233;n&#233;ral Khalifa Haftar le partenaire fiable qui lui faisait d&#233;faut dans la Libye post-Kadhafi. &#192; la t&#234;te de l'Arm&#233;e nationale libyenne, Haftar est en guerre contre les groupes qu'il d&#233;nonce comme islamistes, s&#233;vissant dans la r&#233;gion de Benghazi. Il appara&#238;t aujourd'hui comme l'homme fort dans la partie orientale du pays. Les deux d&#233;placements qu'il effectue dans la capitale russe en juin et novembre 2016, puis son apparition sur le porte-avions Amiral Kouznetsov &#8212; de passage au large de la Libye en janvier 2017 &#8212; attestent de l'int&#233;r&#234;t que porte le Kremlin &#224; un homme qui dispose d'une fibre politico-militaire particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233;e &#224; Moscou. L'objet de ces visites &#233;tait probablement pour Haftar d'obtenir des livraisons d'armes auxquelles la Russie est toutefois dans l'impossibilit&#233; de proc&#233;der &#8212; quand bien m&#234;me elle le souhaiterait &#8212; compte tenu de l'embargo onusien qui p&#232;se en la mati&#232;re sur la Libye.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis la fin 2015, le dossier libyen a &#233;t&#233; plac&#233; sous la responsabilit&#233; de Mikha&#239;l Bogdanov, vice-ministre des affaires &#233;trang&#232;res en charge du Proche-Orient, t&#233;moignant ainsi de l'importance que lui accorde le Kremlin. L'objectif poursuivi par la Russie a &#233;t&#233; r&#233;affirm&#233; par son ministre des affaires &#233;trang&#232;res Sergue&#239; Lavrov &#224; l'issue de la 4e session du Forum de coop&#233;ration russo-arabe qui s'est tenu &#224; Abou Dhabi le 1er f&#233;vrier 2017. Selon lui, il s'agit &#171; d'aider les Libyens &#224; r&#233;tablir leur int&#233;grit&#233; territoriale, leur &#201;tat &#187;, autrement dit, de contribuer &#224; l'unification des diff&#233;rents acteurs dont les querelles pour le pouvoir menacent l'int&#233;grit&#233; territoriale du pays2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s le mois de mai 2016, la position du Kremlin prend une tournure plus active : la Russie imprime pour 4 milliards de dinars libyens (soit environ 3 milliards de dollars) pour le compte du gouvernement de Tobrouk, provoquant les protestations de la Banque centrale libyenne sise &#224; Tripoli, o&#249; se trouve le gouvernement d'union nationale reconnu par la communaut&#233; internationale. En aidant &#224; la construction de l'image d'homme fort et donc &#224; la consolidation de la l&#233;gitimit&#233; de Khalifa Haftar, Moscou souhaite le pousser au c&#339;ur de la sc&#232;ne politique et le faire accepter par Tripoli. La Russie dispose ici d'une marge de man&#339;uvre sup&#233;rieure &#224; celle de la France, de l'Italie ou des &#201;tats-Unis qui ne peuvent que discr&#232;tement soutenir Tobrouk, au risque de se mettre en porte-&#224;-faux vis-&#224;-vis des autorit&#233;s de Tripoli qu'ils soutiennent. Il s'agit d'un pari sur le long terme pour Moscou qui envisage d&#233;j&#224; l'apr&#232;s-embargo et souhaite disposer en Libye d'un partenaire fiable &#224; qui notamment livrer des armes, en minimisant le risque qu'elles ne finissent par tomber entre les mains de groupes radicaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, le soutien apport&#233; au g&#233;n&#233;ral Haftar est loin d'&#234;tre inconditionnel, comme en t&#233;moigne la visite du premier ministre Fayez Al-Sarraj pr&#233;vue en Russie en ce mois de f&#233;vrier. Ce d&#233;placement atteste du poids acquis par le Kremlin dans le processus politique intralibyen et illustre le refus du jeu &#224; somme nulle qui est un des grands principes de l'action de la Russie au Proche-Orient et en Afrique du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LE RETOUR DE MOSCOU&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le regain d'int&#233;r&#234;t russe pour le dossier libyen d&#233;passe le cadre strictement local et poss&#232;de une dimension r&#233;gionale. Des acteurs nord-africains (Alg&#233;rie, &#201;gypte), proche-orientaux (&#201;mirats arabes unis, Qatar, Turquie) et occidentaux (France, Italie, &#201;tats-Unis) sont activement impliqu&#233;s sur la sc&#232;ne libyenne. Haftar b&#233;n&#233;ficie du soutien d'un certain nombre d'entre eux, &#201;gypte, &#201;mirats arabes unis, et de mani&#232;re plus discr&#232;te, Italie, France et &#201;tats-Unis, et il constitue &#224; ce titre un point de convergence entre ces pays et la Russie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ayant pris la main militairement et diplomatiquement sur le dossier syrien depuis son intervention arm&#233;e en septembre 2015, le Kremlin ne peut se permettre d'envisager une option militaire en Libye sans risquer de compromettre ses positions en Syrie. Tout au plus, la Russie a fait savoir qu'elle pourrait prendre part &#224; une op&#233;ration navale multinationale visant &#224; emp&#234;cher la livraison d'armes et de renforts aux djihadistes par voie maritime3. En revanche, Moscou t&#233;moigne d'un activisme diplomatique qui repose sur sa capacit&#233; de dialogue &#233;largie et se nourrit de l'influence nouvellement acquise suite &#224; sa perc&#233;e syrienne. Son action en Libye lui permet de densifier des relations d&#233;j&#224; f&#233;condes avec certains &#201;tats (&#201;gypte, &#201;mirats arabes unis) tout en s'am&#233;nageant une marge de man&#339;uvre &#224; l'&#233;gard d'autres avec lesquels les liens sont endommag&#233;s (Qatar, France, &#201;tats-Unis).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'implication de Moscou fait en outre &#233;cho &#224; celle d'Alger &#8212; un autre partenaire important de la Russie en Afrique du Nord &#8212; qui joue un r&#244;le de m&#233;diateur sur le dossier libyen, sans grand succ&#232;s jusqu'&#224; pr&#233;sent4. L'initiative russe pourrait s'adosser aux efforts d&#233;ploy&#233;s par l'&#201;gypte du pr&#233;sident Abdel Fattah Al-Sissi. Voil&#224; des mois que Le Caire milite en faveur d'un soutien assum&#233; de la communaut&#233; internationale au g&#233;n&#233;ral Haftar et, selon certaines sources, ferait passer des armes &#224; l'Arm&#233;e nationale libyenne en d&#233;pit de l'embargo de l'ONU5.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La capacit&#233; de la Russie &#224; soutenir et alimenter la mont&#233;e en puissance du g&#233;n&#233;ral Khalifa Haftar d'une part tout en maintenant le dialogue avec le gouvernement de Tripoli affaibli, de l'autre, peut cependant &#234;tre per&#231;ue comme une forme de double jeu. Alors que les Occidentaux se retrouvent de plus en plus &#233;cart&#233;s du r&#232;glement de la crise syrienne, la Libye fournit aussi &#224; la Russie de nouveaux leviers dans le bras de fer qui l'oppose &#224; la communaut&#233; euro-atlantique depuis quelques ann&#233;es au sujet de l'Ukraine et de la Syrie. Il s'agit d'un dossier sensible qui, &#224; travers la question des migrants, alimente des fractures au sein de l'Union europ&#233;enne. Elle constitue toutefois un champ potentiel pour une coop&#233;ration froide entre Russes, Occidentaux et acteurs r&#233;gionaux en mati&#232;re de lutte contre le terrorisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IGOR DELANO&#203;&lt;br class='autobr' /&gt;
1&#171; Libyan railway construction on progress &#187;, African Bulletin, 13 mars 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2&#171; Allocution et r&#233;ponses &#224; la presse du ministre russe des affaires &#233;trang&#232;res Sergue&#239; Lavrov lors d'une conf&#233;rence de presse conjointe avec le ministre &#233;mirati des affaires &#233;trang&#232;res Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane et le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit &#224; l'issue de la 4e session du Forum de coop&#233;ration russo-arabe, Abou Dhabi, 1er f&#233;vrier 017 &#187;, site du minist&#232;re russe des affaires &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3Paul J. Saunders, &#171; Russia indicates it might take anti-IS action in Libya &#187;, Al-Monitor, 11 mars 2015.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4&#171; Alg&#233;rie : mobilisation sur le dossier libyen &#187;, TTU, 24 janvier 2017.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5Mohamed Saied, &#171; Egypt goes against international current with Libya support &#187;, Al-Monitor, 23 janvier 2017.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;IGOR DELANO&#203;&lt;br class='autobr' /&gt;
Directeur adjoint de l'Observatoire franco-russe (Moscou), docteur en histoire, sp&#233;cialiste des questions de politique &#233;trang&#232;re et de d&#233;fense russes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sur le territoire de la Grande Europe.....mais oui, mais oui !</title>
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&lt;p&gt;LES LIENS ENERGETIQUES ENTRE LA RUSSIE ET L'EUROPE &lt;br class='autobr' /&gt;
Source : RTS, &#233;mission G&#233;opolitis&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;LES LIENS ENERGETIQUES ENTRE LA RUSSIE ET L'EUROPE&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Source : RTS, &#233;mission G&#233;opolitis&lt;/p&gt;
&lt;iframe src='//tp.srgssr.ch/p/rts/embed?urn=urn:rts:video:8170922&amp;start=' width='624' height='351' frameborder='0' name='Zoom: les liens &#233;nerg&#233;tiques entre la Russie et l'Europe'&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les critiques de Lakhdar Brahimi, ancien repr&#233;sentant de l'ONU pour la Syrie</title>
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&lt;p&gt;&#171; En SYRIE nous nous sommes tromp&#233;s &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; Source ORIENT XXI&lt;br class='autobr' /&gt;
17 ;ao&#251;t 2012 &#224; mai 2014, Lakhdar Brahimi a &#233;t&#233; charg&#233; du dossier syrien, &#224; la fois pour le compte des Nations unies et pour celui de la Ligue arabe. Un an apr&#232;s avoir quitt&#233; sa mission, et alors que les &#201;tats-Unis envisagent une forme de dialogue avec le pr&#233;sident Bachar Al-Assad, il livre ses impressions personnelles et ses critiques sur l'attitude des diff&#233;rents acteurs internationaux. Orient XXI l'a rencontr&#233; &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;- Soci&#233;t&#233;s Civiles &#224; Parlement Europ&#233;en&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034; En SYRIE nous nous sommes tromp&#233;s&#034;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Source ORIENT XXI&lt;/p&gt; &lt;p&gt;17 ;ao&#251;t 2012 &#224; mai 2014, Lakhdar Brahimi a &#233;t&#233; charg&#233; du dossier syrien, &#224; la fois pour le compte des Nations unies et pour celui de la Ligue arabe. Un an apr&#232;s avoir quitt&#233; sa mission, et alors que les &#201;tats-Unis envisagent une forme de dialogue avec le pr&#233;sident Bachar Al-Assad, il livre ses impressions personnelles et ses critiques sur l'attitude des diff&#233;rents acteurs internationaux. Orient XXI l'a rencontr&#233; &#224; Sciences po o&#249; il enseigne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lakhdar Brahimi, 4 mars 2015.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Depuis quatre ans maintenant, la guerre fait rage en Syrie. Le bilan est tr&#232;s lourd : plus de 200 000 morts, 1 million de bless&#233;s, la moiti&#233; de la population syrienne d&#233;plac&#233;e. Quelle est votre appr&#233;ciation de la situation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lakhdar Brahimi. &#8212; J'ai l'impression que tout le monde se rend un peu plus compte que c'est un probl&#232;me extr&#234;mement s&#233;rieux, mais il semble que les gens qui ont les moyens d'y mettre fin ne soient pas pr&#234;ts &#224; faire les concessions n&#233;cessaires &#224; une solution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Pendant pr&#232;s de deux ans, vous avez &#233;t&#233; l'envoy&#233; sp&#233;cial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie. Vous avez men&#233; les n&#233;gociations. Pourquoi votre mission a-t-elle &#233;chou&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Elle a &#233;chou&#233; parce que les protagonistes les plus importants &#224; l'int&#233;rieur de la Syrie d'abord &#8212; mais aussi, il faut le dire, &#224; l'ext&#233;rieur de la Syrie &#8212; continuaient &#224; avoir pour objectif une victoire totale. Le gouvernement a toujours affirm&#233; que c'&#233;tait une conspiration qui venait de l'ext&#233;rieur et qu'il faisait son devoir pour prot&#233;ger la population syrienne. De l'autre c&#244;t&#233;, les opposants au r&#233;gime, c'est-&#224;-dire les Syriens et ceux qui les soutenaient &#224; l'&#233;tranger, ont toujours dit que la solution commencerait par le d&#233;part du pr&#233;sident Bachar Al-Assad et la chute du r&#233;gime. Ni l'un ni l'autre n'envisageait une solution autre que l'imposition de son point de vue. Je ne me faisais pas d'illusions. Je savais tr&#232;s bien que ce serait tr&#232;s difficile, mais nous n'avons pas fait de progr&#232;s et donc &#224; un certain moment il fallait bien dire &#171; &#231;a suffit &#187;. C'&#233;tait en r&#233;alit&#233; le meilleur et le seul moyen dont je disposais pour attirer davantage l'attention sur ce probl&#232;me tr&#232;s douloureux et qui co&#251;te tellement cher au peuple syrien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Bachar Al-Assad a affirm&#233; r&#233;cemment que le peuple syrien soutenait fermement le r&#233;gime. Vous l'avez rencontr&#233; &#224; plusieurs reprises, dans quelle r&#233;alit&#233; vit-il ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Il est tr&#232;s bien inform&#233;. Tout le monde a eu l'impression &#224; un moment qu'on lui cachait la v&#233;rit&#233;, qu'il ne savait pas ce qui se passait r&#233;ellement, mais ce n'est pas vrai. Je doute qu'il y croie vraiment quand il dit qu'il s'agit d'une conspiration ext&#233;rieure &#8212; des &#201;tats-Unis et d'Isra&#235;l en passant par la France, le Royaume-Uni, la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar&#8230;C'est vrai que tous ces pays sont hostiles &#224; son r&#233;gime et &#224; sa personne, mais dire que le probl&#232;me se r&#233;sume &#224; eux n'est quand m&#234;me pas vrai. Ces enfants qui ont commenc&#233; le 15 mars &#224; Deraa1 ne pouvaient pas faire partie d'une conspiration ext&#233;rieure ! La population syrienne, comme celle de beaucoup de pays dans la r&#233;gion, voulait un changement v&#233;ritable et il a refus&#233; de le lui donner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Pouvez-vous nous parler un peu de sa personnalit&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Je crois qu'il est rationnel. Il n'est pas suicidaire mais il a une certaine conception de l'&#201;tat, du pouvoir. C'est un pouvoir familial qu'il a litt&#233;ralement h&#233;rit&#233; de son p&#232;re et que probablement il envisageait de transmettre lui aussi. J'imagine qu'il sait maintenant que ce sera un peu difficile de laisser le pouvoir &#224; son fils qui a 9 ans, mais il n'a pas l'intention de s'en aller tout de suite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Parlons du r&#244;le des pays occidentaux. Vous avez dit &#224; plusieurs reprises qu'ils avaient analys&#233; le &#171; printemps arabe &#187; de fa&#231;on erron&#233;e. Qu'est-ce que cela veut dire pour le conflit syrien ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Oui, ils se sont tromp&#233;s. Enfin, nous nous sommes tromp&#233;s. Tout le monde s'est tromp&#233; lamentablement &#224; chaque fois, pas seulement en Syrie. Souvenez-vous de Mich&#232;le Alliot-Marie2 en Tunisie qui pensait que c'&#233;tait une vague de protestation et que le pr&#233;sident Zine El-Abidine Ben Ali allait surmonter cette difficult&#233; en r&#233;tablissant l'ordre... &#199;a n'a &#233;videmment pas &#233;t&#233; le cas. En &#201;gypte, on a encore dit que Hosni Moubarak allait r&#233;tablir l'ordre et quand ce fut le tour de la Syrie, on s'est &#224; nouveau tromp&#233; mais de fa&#231;on diff&#233;rente. Si Ben Ali &#233;tait tomb&#233; si facilement, si Moubarak avait &#233;t&#233; renvers&#233; si facilement, Bachar Al-Assad n'allait s&#251;rement pas pouvoir tenir. On a affirm&#233; qu'il allait &#234;tre vaincu rapidement, qu'il allait partir. On pensait au lendemain, &#224; ce qu'il faudrait faire une fois que le r&#233;gime se serait effondr&#233;, mais il s'est maintenu ! Les Russes, eux, n'ont pas fait cette erreur. Ils ont dit depuis le d&#233;but que la Syrie &#233;tait diff&#233;rente des autres pays et que le r&#233;gime allait r&#233;sister.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Pourquoi l'analyse russe &#233;tait-elle plus juste ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Les Occidentaux avaient une pr&#233;sence superficielle, avec des ambassades &#224; Damas mais pas beaucoup plus, tandis que les Russes sont tr&#232;s bien implant&#233;s en Syrie. Il y a une vraie coop&#233;ration dans plusieurs domaines, militaires mais aussi industriels. Il y a des centaines, peut-&#234;tre des milliers d'officiers et d'ing&#233;nieurs russes qui sont pr&#233;sents en Syrie depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1950, donc ils &#233;taient mieux inform&#233;s que les autres depuis le d&#233;but.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Parlons de ce nouvel acteur : l'organisation de l'&#201;tat islamique. Il n'existait presque pas quand vous meniez les n&#233;gociations, comment p&#232;se-t-il dans la balance aujourd'hui ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Il existait mais on ne regardait pas dans cette direction. Il s'agit d'une organisation irakienne, qui a pris la suite d'Al-Qaida et s'est &#233;tendue vers la Syrie. Tout le monde la voyait mais personne ne faisait attention parce que tout le monde &#233;tait concentr&#233; sur le fait de se d&#233;barrasser du r&#233;gime de Bachar Al-Assad. Entre temps cette organisation s'est auto-proclam&#233;e &#201;tat, califat, mais &#231;a ne change pas grand-chose. Ses membres ont une pr&#233;sence r&#233;elle, cependant je dis depuis le premier jour qu'ils seront vaincus. Combien de temps cela va-t-il prendre ? Tout d&#233;pend de la coop&#233;ration entre diff&#233;rents pays. Depuis quelques mois, une coalition men&#233;e par les &#201;tats-Unis intervient militairement contre l'organisation de l'&#201;tat islamique en Syrie et en Irak.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Comment &#233;valuez-vous cette strat&#233;gie ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Dans une certaine mesure on est en train d'aider Bachar Al-Assad. Cette intervention en Irak et en Syrie ne r&#233;ussira pas suffisamment rapidement pour r&#233;gler le probl&#232;me. Si les bombardements a&#233;riens ne font pas partie d'un v&#233;ritable plan politique pour la Syrie et pour l'Irak, cela ne marchera pas. Les bombardements &#224; eux seuls ne peuvent pas r&#233;gler le probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; D&#232;s lors, quelle est la solution de rechange pour les pays occidentaux, &#224; un moment o&#249; ils se sentent de plus en plus menac&#233;s par l'organisation &#201;tat islamique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Il faut savoir de quoi on parle. Si c'est de 2 000 ou 3 000 Europ&#233;ens qui partent rejoindre l'organisation &#201;tat islamique, cela ne r&#232;glera pas le probl&#232;me, ni ici ni l&#224;-bas. Cette organisation succ&#232;de &#224; Al-Qaida. Depuis combien de temps lutte-t-on contre Al-Qaida maintenant ? Avec quel succ&#232;s ? &#192; pr&#233;sent, on a une deuxi&#232;me organisation et demain on en aura une troisi&#232;me. Ce qu'il faut r&#233;gler ce sont les probl&#232;mes en Syrie et en Irak. Ensuite, par voie de cons&#233;quence, les probl&#232;mes qui se posent aux pays occidentaux seront r&#233;gl&#233;s. Si on pense simplement au nombre de djihadistes qui viennent de l'Occident, on passe &#224; c&#244;t&#233; de quelque chose. L'organisation dispose de dizaines de milliers de combattants dans la r&#233;gion, sans compter certainement beaucoup de sympathie populaire en Syrie, en Irak et ailleurs. Il faut s'attaquer au vrai probl&#232;me, pas simplement aux sympt&#244;mes finalement secondaires que l'on peut voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Pourtant les Europ&#233;ens sont inquiets de voir de plus en plus de jeunes quitter le Vieux Continent pour rejoindre l'organisation de l'&#201;tat islamique...Quel message peut-on faire passer &#224; ces jeunes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Il faut que chacun d'entre nous regarde un petit peu ce qui se passe dans son pays et se pose exactement la question que vous posez vous-m&#234;me : pourquoi des Hollandais &#233;prouvent-ils le besoin d'aller mettre leur vie en p&#233;ril si loin ? Il ne s'agit pas simplement d'arr&#234;ter ces gar&#231;ons et ces filles &#224; l'a&#233;roport, mais de faire en sorte qu'ils n'&#233;prouvent pas le besoin d'aller l&#224;-bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Pensez-vous que la communaut&#233; internationale a les moyens de r&#233;soudre les vrais probl&#232;mes en Syrie et en Irak ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; S'il y a la volont&#233; politique, certainement. Mais je ne suis pas s&#251;r qu'elle existe partout. En th&#233;orie, la solution est simple : si se forme une alliance v&#233;ritable de tous les pays de la r&#233;gion avec les grandes puissances, y compris la Russie et l'Iran, alors la question sera r&#233;gl&#233;e. Mais si tous ces pays travaillent les uns contre les autres, &#231;a facilite un peu le jeu de l'organisation de l'&#201;tat islamique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Depuis le d&#233;but des frappes a&#233;riennes, la coalition et le r&#233;gime de Damas sont de facto dans le m&#234;me camp et coop&#232;rent lors des bombardements contre l'organisation de l'&#201;tat islamique. Bachar Al-Assad peut-il redevenir un alli&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; &#201;videmment, il est convaincu qu'on finira pas revenir vers lui et qu'il survivra &#224; cette crise. Ce sera certainement tr&#232;s difficile : il y a vraiment quelque chose qui s'est cass&#233;. Deux cent mille morts, ce n'est pas rien, on ne peut pas balayer cela, sans parler des millions de r&#233;fugi&#233;s et de d&#233;plac&#233;s &#8212; la moiti&#233; de la population. Il faut qu'il y ait un changement en Syrie, et qui ne soit pas seulement cosm&#233;tique. Quand et comment cela va arriver, je ne le sais pas, mais j'ai l'impression que cela arrivera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; La Syrie peut-elle survivre dans ses fronti&#232;res actuelles ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Oui, je ne pense pas que le pays va &#233;clater ou se diviser. Je crois qu'il va encore beaucoup souffrir, mais c'est un vieil &#201;tat, une vieille population. Je ne vois pas comment on pourrait cr&#233;er, par exemple, un &#201;tat pour les chr&#233;tiens ou les Kurdes&#8230; Ils ont une petite r&#233;gion o&#249; ils sont la majorit&#233; mais ils ne sont pas seuls, et puis la majorit&#233; de combien ? Ils repr&#233;sentent 60 %, pas 95 %. Tout le monde a int&#233;r&#234;t &#224; ce que le Syrie reste enti&#232;re. Le Liban, &#224; c&#244;t&#233;, est beaucoup plus divis&#233; en communaut&#233;s et il a tenu quinze ann&#233;es de guerre civile sans exploser. Je pense que la Syrie survivra &#224; cette catastrophe, m&#234;me si la reconstruction sera difficile et co&#251;tera cher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Depuis le d&#233;but vous avez mis en garde contre le risque de d&#233;bordement r&#233;gional de la crise syrienne ; aujourd'hui c'est en partie une r&#233;alit&#233; au Liban, en Irak, en Jordanie. Comment arr&#234;ter cette extension ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Il faut arr&#234;ter de se raconter des histoires. Tout le monde dit qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit syrien, mais en r&#233;alit&#233; tous travaillent pour une solution militaire. Tout le monde donne des armes, entra&#238;ne les uns ou les autres. Il n'y a que le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies qui demande qu'on arr&#234;te de d&#233;verser des armes en Syrie. Qu'on d&#233;veloppe une vraie volont&#233; politique commune et on commencera &#224; sortir de la crise petit &#224; petit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Apr&#232;s 60 ans de carri&#232;re dans la diplomatie internationale, pensez-vous qu'il est devenu plus difficile de n&#233;gocier ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Les statistiques disent qu'il y a quand m&#234;me moins de conflits. Bien s&#251;r, si vous expliquez cela aux Syriens ou aux Irakiens, ils vous diront &#171; merci beaucoup, mais &#231;a ne nous avance pas &#224; grand-chose &#187;. Mais il n'y a pas de doute, on comprend de mieux en mieux les conflits, il y a une volont&#233; internationale de faire quelque chose et beaucoup de g&#233;n&#233;rosit&#233;. Des dizaines, peut-&#234;tre m&#234;me des centaines de milliards sont d&#233;pens&#233;s par la communaut&#233; internationale pour mettre fin aux conflits, pour reconstruire, pour combattre la faim et la maladie. Sur ce plan-l&#224;, l'humanit&#233; a fait des progr&#232;s r&#233;els, mais l&#224; o&#249; il y a des conflits, ils sont terribles. Et l&#224;, la communaut&#233; internationale ne fait pas ce qu'elle doit faire ou le fait mal. C'est ce qu'il faut essayer de corriger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Allez-vous encore essayer de corriger le tir ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Je crois que j'ai jou&#233; mon r&#244;le. &#199;a m'&#233;tonnerait que je sois appel&#233; de nouveau pour intervenir dans des situations de conflit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C. D. &#8212; Et si vous &#234;tes rappel&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L. B. &#8212; Si on me le demande, je crois que j'ai le droit, maintenant, de dire non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CHLO&#201; DOMAT&lt;br class='autobr' /&gt;
1On consid&#232;re que le soul&#232;vement populaire syrien a commenc&#233; dans la ville de Deraa o&#249; une poign&#233;e de manifestants, principalement des &#233;tudiants, ont exprim&#233; des slogans anti-gouvernementaux sur les murs de la ville. Certains d'entre eux ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s et tortur&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
2&#171; Tunisie : les propos &#8220;effrayants&#8221; d'Alliot-Marie suscitent la pol&#233;mique &#187;, Le Monde, 13 janvier 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Iraq and Iran in Kirkuk oil pipeline study</title>
		<link>http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?article11860</link>
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		<dc:date>2017-02-20T14:53:12Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Iraq and Iran have signed a memorandum of understanding to study the construction of a pipeline to export crude oil from the northern Iraqi fields of Kirkuk via Iran, the Iraqi oil ministry says.&lt;br class='autobr' /&gt; The agreement, signed in Baghdad by the oil ministers of the two countries on Monday, also calls for a commission to solve a conflict about joint oilfields and the possible transportation of Iraqi crude to Iran's Abadan refinery, the ministry said in a statement.&lt;br class='autobr' /&gt; Iraqi Oil Minister Jabar (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?rubrique39" rel="directory"&gt;- Soci&#233;t&#233;s Civiles &#224; Parlement Europ&#233;en&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Iraq and Iran have signed a memorandum of understanding to study the construction of a pipeline to export crude oil from the northern Iraqi fields of Kirkuk via Iran, the Iraqi oil ministry says.&lt;br class='autobr' /&gt;
The agreement, signed in Baghdad by the oil ministers of the two countries on Monday, also calls for a commission to solve a conflict about joint oilfields and the possible transportation of Iraqi crude to Iran's Abadan refinery, the ministry said in a statement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Iraqi Oil Minister Jabar al-Luaibi said he also agreed with visiting Iranian counterpart Bijan Zanganeh to cooperate on the policies of the Organisation of the Petroleum Exporting Countries.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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