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Grenoble, capitale de la contestation des ’’Nécrotechnologies’’

à l’occasion de l’inauguration de MINATEC

mercredi 7 juin 2006

Les nanotechnologies sont à l’informatique ce que les OGM sont pour le vivant. Une engeance proliférative destinée à assurer le contrôle et la domination de ceux qui les inventent, cela au nom des tartes à la crêmes rances du "progrès" et du "bien de l’humanité". La première application des nanotechnoligies est de rendre possible un contrôle totalitaire de tous les habitants de la planète. En l’absence de ne serait-ce que l’esquisse d’un débat démocratique sur ces questions, il n’est pas étonnant que l’establishment aille droit dans le mur et qu’il suscite une opposition croissante. La grande fête annoncée de l’inauguration de Minatec à Grenoble a fait profil bas, loin des caméras chassées par la défection de MM. Chirac et Villepin. Elle s’est transformée en ce qu’elle est : un ilôt d’illusion technocratique au service d’intérêts industriels potentiellement immenses, le tout mis à nos frais sous protection policière.

’’Ils avaient dit qu’ils inaugureraient le 1er juin, ils ont reculé au 2.
Ils avaient dit que Chirac viendrait, Villepin s’est dérobé.
Ils avaient annoncé une grande fête populaire dans un Minatec ouvert, ils ont inauguré un camp retranché sous protection de 400 CRS, gendarmes, et
cogneurs de la Brigade Anti-Criminalité (BAC).

Ils ont reculé devant la contestation.

Après trois jours d’actions et de discussion, la manifestation du jeudi 1er juin a rassemblé un millier de personnes contre Minatec et son monde.

Les fonctionnaires municipaux et des collectivités locales avaient reçu la consigne de leurs supérieurs de ne participer ni à la manifestation, ni aux réunions publiques. La police a chargé à répétition la fin de la
manifestation, notamment place Saint-Bruno, où un attroupement débonnaire a été molesté. Une jeune femme a été blessée par un éclat de grenade.

Bref, on inaugure bel et bien l’entrée dans la démocratie technicienne.

Vendredi 2 juin, jour de l’inauguration retardée, les Grenoblois se réveillent avec stupeur dans une ville en état de siège. A 7h, un campement de 30 opposants sur le campus est évacué par 200 policiers (une cinquantaine de véhicules). Bilan : quelques horions et ecchymoses.
8h30 : la BAC cerne la Bifurk, permanence temporaire de l’Opposion Grenobloise aux Nécrotechnologies, contrôle, fouille, filme les personnes à l’entrée et à la sortie du lieu.
9h30 : des diffuseurs de tracts sont pourchassés dans toute la ville. Deux personnes sont interpellées, leur domicile perquisitionné, elles sont inculpées pour « avoir continué volontairement à participer à un attroupement après sommation et dispersion » ; plus une possible inculpation pour « refus de prélèvement ADN ».

Tous ces abus résultent d’une décision des autorités d’interdire tout rassemblement de plus de cinq personnes. Toute la zone autour de Minatec
étant soumise à « restrictions de stationnement et de circulation draconiennes » (Le Daubé 1/06/06). En clair une clôture de grilles anti-émeute verrouillait tout le quartier et enfermait les riverains.

Malgré ce harcèlement, hier comme avant-hier, nous étions dans la rue pour informer les Grenoblois et débattre avec eux.

Tandis qu’ils inauguraient leur camp retranché, nous étions partout dans la ville.

Samedi 3 juin, nous sommes encore là.
Nous n’avons pas peur, nous sommes en colère.
Nous vous appelons au débat et à la réflexion sur les nécrotechnologies ;
et après le calamiteux Minatec, à refuser la destruction du Sillon Alpin.

Fermez Minatec !

Grenoble, le 3 juin 2006
Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies"

http://ogn.ouvaton.org
Contact : ogn(arobase)ouvaton(point)org
compte-rendus et témoignages sur
http://grenoble.indymedia.org

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